Retour sur la bénédiction de l'orgue par Mgr Jean-Paul James

Orgue, instrument sacré , réveille-toi et chante !

Dimanche 17 janvier, le grand orgue de St Médard a été béni par Mgr Jean-Paul James, archevêque de Bordeaux. En voici un beau récit par Ingrid Brouillat, membre du Conseil Pastoral des paroisses des Jalles.
Un matin pas comme les autres : aujourd’hui avait lieu la bénédiction de l'orgue de St Médard en Jalles, tout juste construit en fin d’année 2020.
Considéré comme un acteur de la liturgie à part entière, il est béni comme un membre du corps.
Nous sommes là, assemblés autour et devant lui, dans le silence. Nos chants de début de célébration sont a capella.
Puis, notre évêque, Mgr Jean-Paul James entre dans un dialogue avec lui.
"Orgue, instrument sacré, réveille-toi et chante !"
Et l'orgue répond.
Au début, il chuchote. Il dormait. Il a la voix grave de celui qui, au réveil, n'a pas encore prononcé un mot. Petit à petit, nous sentons qu'il s'étire. Il détend ses tuyaux, prend son souffle. Il était engourdi, le voilà qui prend vie. Nous assistons, stupéfaits et émus à sa transformation : il était chrysalide, il devient papillon.
Le dialogue se poursuit.
Quand l'évêque invoque son service pour Jésus le Christ, l'orgue répond d'une voix grave, calme et assurée : c'est la voix d'un ami.
Quand il convoque l'Esprit Saint, le souffle devient puissant, tourbillonnant. Il nous décoiffe, nous réveille à notre tour pour prendre part à la prière.
Puis c'est autour de Marie d'être appelée, et l'orgue change de voix : comme une enfant, il avance sur la pointe des pieds, avec de petites touches aiguës et douces. Il déploie sa douceur et une grâce tout en légèreté.
Notre évêque lui demande ensuite d’être au service de l’assemblée des fidèles. Alors, il se fait rond, embrasse les corps, les enveloppe. Et quand il s’agit d’apporter le réconfort à ceux qui sont dans la peine, il se fait consolateur et rassurant.
Comme un être vivant, il accompagne toutes les formes de la prière, prend tous les visages et toutes les voix, pour toutes les circonstances.
Il n’est pas un instrument, il est un compagnon.
Il passe de la voix la plus discrète, la plus intime, à la plus forte, celle qui proclame à pleins poumons la gloire du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Soudain, c’est un cortège céleste qui nous entoure et nous emporte, insufflant en chacun de nos cœurs la joie absolue de l’Eglise qui, d’une seule voix, chante le Notre Père.
Quelle émotion que d’assister à cet éveil !
Que de joie que de savoir que nos liturgies seront accompagnées de cet orgue qui nous révèle un visage de Jésus que nous ne connaissons pas encore… !

Ingrid Brouillat

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