451 - Et maintenant, on fait quoi ?

L’Eglise est fidèle à son Seigneur lorsqu’elle reconnaît qu’elle ne sait pas a priori, qu’elle n’a pas de plan tout fait mais qu’elle cherche humblement à écouter son Dieu.

L'édito du 17 mai 2020

          Le déconfinement amorcé timidement cette semaine - malgré la grande incertitude qui plane encore sur la situation sanitaire – ouvre un avenir non moins incertain. Qu’allons-nous devenir ? Dans le monde du travail, la vie sociale, l’économie et même la géopolitique, les questions et les inquiétudes sont immenses.

 

              Plus modestement, nous pouvons nous poser la question au sujet de notre vie paroissiale : à quelles évolutions sommes-nous appelés ? Ma première réaction, face à cette question, est de répondre : « je ne sais pas ». Je ne sais pas car nos réponses trop rapides et toutes faites risqueraient bien de n’être que nos réponses. Je ne sais pas car je crois qu’il nous faut d’abord être à l’écoute de ce que nous dit l’Esprit Saint à travers tout qui nous arrive et discerner les chemins sur lesquels Dieu nous appelle. L’Eglise est fidèle à son Seigneur lorsqu’elle reconnaît qu’elle ne sait pas a priori, qu’elle n’a pas de plan tout fait mais qu’elle cherche humblement à écouter son Dieu.

 

Dans cette écoute, il me semble entendre que trois grandes orientations :

 

L’attention aux plus pauvres : annoncer l’Évangile en acte

Une crise économique et sociale terrible s’annonce. La précarité qui risque de frapper de nombreuses familles est un défi que l’Eglise ne doit pas manquer. Le Conseil de Diaconie et de Fraternité est en réflexion sur les décisions à prendre et nous souhaitons réellement que notre communauté paroissiale réponde à ce défi, notamment en consacrant une part de son budget à l’aide des personnes en difficulté. Il ne serait pas normal que notre empressement légitime à célébrer à nouveau l’eucharistie n’aille pas de pair avec notre désir de venir en aide aux plus pauvres ! Les deux questions sont intimement liées.

 

La prière comme source première de la vie

Durant deux mois, vous avez été très nombreux sur YouTube à prier chaque jour avec nous. Je sais que cette expérience fut pour beaucoup d’entre vous un renouvellement de votre foi. Je crois que nous devons trouver de nouvelles manières pour placer la prière à la source de toutes nos actions pastorales, plus encore qu’auparavant. La prière est la source !

 

La communion fraternelle sans laquelle il n’y a pas d’Église

Dès les premiers jours du confinement, nous avons pris conscience de cette communion spirituelle bien plus forte que la présence physique. C’est le Christ qui crée ce lien entre nous. Dans les mois et les années qui viennent, il me semble que nous devrons avancer dans cette direction. Nous devons poursuivre et intensifier l’expérience des petites équipes fraternelles et inventer d’autres moyens pour vivre concrètement cette fraternité. Devenir ferment de fraternité autour de nous est un beau et grand trésor que nous pouvons offrir à notre monde.

 

Et maintenant, on fait quoi ? Il reste beaucoup d’inconnu mais nous avons  surtout une grande espérance : le Seigneur nous accompagne et avec lui, nous trouverons les nouveaux chemins sur lesquels il nous appelle à le suivre.  

Père Pierre-Alain LEJEUNE

 

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