474 - Porter l’espérance là où personne n’espère…

Lorsqu’il n’y a plus aucun espoir à vue humaine, nous pouvons être porteurs de cette espérance que notre baptême a déposée en nous. Notre foi en Jésus ressuscité nous rend « dépositaire » d’une espérance pour notre monde.

L'édito du 25 octobre 2020

          Le mois de la mission s’achève en même temps que le mois d’octobre. Or le dernier jour de ce mois, le samedi 31 octobre, est le jour que nous avons choisi pour inviter les familles ayant perdu un proche cette année à venir prier dans les cimetières de nos paroisses. Nous prierons pour les défunts de l’année et bénirons leurs tombes.

 

          Sur notre secteur, une équipe d’une quinzaine de personnes accompagne les familles traversant un deuil. A chaque décès, nous rencontrons la famille endeuillée, nous préparons avec les proches la célébration des funérailles à l’église et nous les portons dans la prière. Mais, comme pour tout le reste de la vie de l’Église, lorsqu’une mission est confiée à quelques-uns dans une paroisse, cela ne dispense pas les autres d’avoir à le faire. C’est la mission de toute l’Église, et de chaque baptisé en particulier, de se faire proche des grandes blessures de notre humanité et en particulier de ceux qui traversent le deuil.

 

          Découvrir le sens de la mission, c’est redécouvrir le sens de notre baptême. Le baptême que nous avons reçu n’est pas un privilège que nous pourrions vivre pour nous seuls ; c’est une mission qui nous est confiée pour les autres. Une mission pour le monde. Or s’il est un lieu dans lequel nous avons à nous tenir - un lieu de mission - c’est bien celui-ci. Lorsqu’il n’y a plus aucun espoir à vue humaine, nous pouvons être porteurs de cette espérance que notre baptême a déposée en nous. Notre foi en Jésus ressuscité nous rend « dépositaire » d’une espérance pour notre monde.

 

          C’est donc une véritable mission, vécue au titre de notre baptême, à laquelle nous pouvons répondre en venant prier avec ces familles en deuil le 31 octobre dans nos cimetières, même si nous ne les connaissons pas, nous serons à notre place, celle que Dieu nous a assignée. En venant célébrer ensemble la messe pour les défunts le lundi 2 novembre à 19h à Saint Médard, même si nous n’avons perdu aucun proche cette année, nous serons pleinement à notre place, celle que Dieu nous a assignée. C’est une belle place que celle qui nous est donnée : nous tenir au plus près des blessures de notre humanité, dans les lieux de fractures et jusqu’au bord des tombes pour y porter le feu de l’espérance. Jésus Christ a vaincu la mort !

Père Pierre Alain Lejeune

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