Equipe d'accompagnement des personnes migrantes

Que demeure l'amour fraternel ! N'oubliez pas l'hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges

Des familles qui ont quitté leur terre et leur maison arrivent chez nous dans la plus grande précarité. Nous essayons à notre mesure de les accueillir le plus humainement possible.

De tous temps il y a eu des migrations. Mais notre époque voit se multiplier les situations de migrations qu’elle essaye d’endiguer. Notre responsabilité collective est engagée sur les causes de ces phénomènes. Par ce service, la paroisse affirme vouloir prendre sa place dans la lutte contre la pauvreté de ces personnes exclues que nous recevons comme des frères et sœurs en Christ.

L'équipe d'accompagnement des personnes migrantes de notre secteur est composée actuellement de 6 personnes. Elle est coordonnée par Jean Marie BOYE, contact e-mail

Notre action

  • Être présent dans cette lutte contre cette nouvelle forme de pauvreté qui s’accroit.
  • Accueillir et accompagner quelques familles de migrants qui vivent sur notre secteur, dont certaines partagent notre foi, et favoriser leur intégration dans la commune et dans notre assemblée.
  • Se tenir au courant des réalités des situations migratoires
  • Créer des liens avec les services sociaux et les associations chrétiennes ou civiles qui œuvrent sur le sujet pour réfléchir à des solutions concrètes.

Les fondements

Dans l’Écriture Sainte, la figure du migrant tient une place particulière. Elle rappelle la condition du croyant en ce monde : nous sommes comme en exil, étrangers sur cette terre et promis à un avenir nouveau, à une terre nouvelle. Les migrants nous rappellent qui nous sommes en vérité : nous sommes « citoyens des cieux » de passage sur cette terre (Ph 3,20). L’étranger résidant chez nous occupe ainsi une place centrale dans notre foi : « L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un israélite de souche, et tu l’aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d’Égypte » (Lv 19,34)

 

L’exil provoque un profond dépouillement, la perte de la terre natale, le bouleversement des liens familiaux et sociaux, l’abandon de ses racines sans la possibilité de les renier complètement : c’est la réalité des personnes migrantes. Ce parcours de pauvreté, de dépouillement, est aussi une icône de la vie de Jésus : « le Fils de l’homme n’a pas d'endroit où reposer la tête » (Mt 8,20). En cela, les personnes migrantes sont pour nous une figure du Christ : « j’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25,35)

Mais les personnes migrantes nous disent aussi l’espérance d’un avenir meilleur, d’une nouvelle terre à investir, de liens nouveaux à tisser, de leur nouvelle famille à accepter. En ce sens, les migrants illustrent notre espérance chrétienne : une « terre » nouvelle et un monde nouveau, le Royaume promis ; une famille et une communion nouvelles, l’Église.

Les personnes migrantes nous disent la joie d’être accueillies, la reconnaissance de trouver une main tendue, l’espérance de trouver des frères et sœurs. N’est-ce pas l’espérance qui nous anime dans notre appartenance à l’Église corps du Christ ?

Elles nous disent le long chemin pour s’intégrer dans un nouveau pays, pour y trouver sa place et le doute qui peut les habiter quand elles se souviennent d’où elles viennent. N’avons-nous pas à y reconnaitre notre parcours dans la foi ?

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